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personnes soutiennent la candidature des climats du vignoble de bourgogne
Marc Cugney est chef d’exploitation au domaine Berthelemot à Meursault. Photo Thierry GaudillèreChef d’exploitation du domaine Berthelemot à Meursault, Marc Cugney soutient la candidature des climats de Bourgogne au patrimoine mondial de l’Unesco.
Il travaille pour un domaine jeune mais réputé puisque le domaine Berthelemot est né de la volonté de Brigitte Berthelemot qui a d’abord fait carrière dans la finance avant de se passionner pour la vigne. Puis, elle s’est associée ensuite à Marc Cugney, vinificateur réputé. Aujourd’hui, leurs pommards noizons et leurs beaunes clos des mouches ont leurs afficionados. Chef d’exploitation, Marc Cugney travaille plusieurs appellations, de celles qui font la richesse de la Bourgogne, du bourgogne. D’où son engagement. « C’est un sujet qui nous a interpellés dès que nous en avons eu connaissance. Nous avons assisté à plusieurs réunions animées par Aubert de Villaine qui a déjà accompli un travail énorme pour faire avancer ce dossier qui nous intéresse à plusieurs niveaux. Qu’il s’agisse de la reconnaissance du terroir ou de la reconnaissance du travail accompli depuis des siècles. Le savoir empirique a permis de délimiter, siècle après siècle, des terroirs qui ont été identifiés, par la suite, d’une manière plus scientifique », rappelle Marc Cugney. Pour lui, cette inscription serait « une reconnaissance de tout le travail, effectué par les hommes, d’organisation d’une entité géologique, climatique et humaine ».
Pour ce défenseur des terroirs, « ce classement serait un moyen qui permettrait de mieux valoriser et de mieux maintenir les terroirs bourguignons ».
Et pour appuyer son propos, l’homme de la vigne s’appuie sur un exemple livré par l’un de ses jardins viticoles, en l’occurrence Meursault. « Nous exploitons du meursault charmes et du meursault les tillets. Ce sont deux terroirs différents même s’ils sont sur une même commune. Les tillets sont un climat d’altitude puisqu’ils se trouvent au-dessus des premiers crus. C’est un vin qui a plus de tension et de minéralité. Sur les charmes, nous sommes en milieu de coteaux, nous faisons donc des vins plus gras, plus opulents. Et pourtant, ils se trouvent à une centaine de mètres l’un de l’autre et la différence d’altitude ne dépasse pas les 80 mètres. Et ce sont des vins totalement différents. C’est en cela que la Bourgogne se démarque. Avec un même cépage sur une même commune, on se trouve avec des vins très très différents », détaille Marc Cugney qui estime s’investir depuis longtemps dans la démarche : « nous essayons de nous investir au jour le jour dans ce projet en maintenant notre parcellaire en l’état, en essayant d’élaborer des vins qui représentent au mieux leurs terroirs et leurs appellations. C’est de cette façon que la viticulture doit s’impliquer en maintenant son vignoble, ses murs, ses contours en état », conclut Marc Cugney.
F. Z.